Le sevrage nocturne partie 1

Le sevrage nocturne partie 1

Si vous lisez cet article, il y a fort à parier que vous êtes à bout de devoir vous lever la nuit pour donner à boire à votre enfant. Vous ne rêvez que d’une chose : une nuit de sommeil complète de 8 heures.

Avant d’aller plus loin, il est important de prendre en compte que souvent le bébé ou l’enfant va s’endormir de la façon dont on lui a appris à s’endormir. S’il s’endort au sein ou au biberon, il est donc logique que lorsqu’il se réveille entre deux cycles de sommeil, il réclame un boire. Après 6 mois, le boire est nutritionnel, mais devient souvent également une source de réconfort.  La question qui se pose maintenant est qu’allez-vous faire pour répondre au besoin de votre enfant ainsi qu’au votre?

Apprendre à un enfant à s’endormir seul, demande souvent patience, constance et persévérance. Il faut aussi veiller à ne pas commencer l’apprentissage au dodo trop jeune puisque le bébé ne sera pas prêt avant plusieurs mois. C’est normal, il a besoin de proximité, de sécurité.

 

Vous l’aurez compris, cet article parlera de sevrage nocturne.

 

AVERTISSEMENT 

Je souhaite préciser que le lait qu’il soit maternel ou maternisé constitue l’aliment principal (pour ne pas dire le seul) de l’alimentation d’un bébé de 6 mois et moins. Par la suite, les besoins nutritionnels nocturnes peuvent continuer jusqu’à 12 mois voire plus.  De plus, les méthodes qui vous seront suggérées visent à rassurer, réconforter votre bébé tout en essayant de diminuer les boires de nuit.  Un enfant, quel que soit son âge, exprime un besoin, un sentiment lorsqu’il pleure. Notre travail de parent c’est de lui répondre. 

La méthode Gordon

C’est la méthode la plus populaire en ce qui concerne le sevrage nocturne.

Thomas Gordon, l’inventeur de la méthode, est un docteur et psychologue américain. Il a écrit plusieurs livres sur la communication et les façons de résoudre ses conflits afin que tout le monde soit gagnant. Il s’adressait d’abord aux parents et a fini par élargir son audience au fil des années.

Avec la méthode, il cherchait une approche qui ne nécessiterait pas de laisser pleurer le bébé, mais de donner en même temps un répit au parent épuisé de devoir se lever la nuit pour devoir allaiter ou donner le biberon.

Choisir d’abord un laps de temps pendant la nuit. Il est important de ne pas choisir toute la nuit et d’y aller graduellement. Veillez à choisir une période d’environ 5 heures, de minuit à 5h par exemple. Vous pourrez augmenter au fil du temps.

En dehors de cette période de temps, répondez au maximum à son besoin de boire et d’être collés sur vous. Faites ainsi pour les 6 premières nuits.

Lors de la 7e nuit, ne le prenez pas. Flattez-le, chuchoter lui des petits mots pour le rassurer.

Autour de la 9e nuit, il se rendormira seul.

La méthode fonctionne, mais attendez-vous à devoir rester réveillé longtemps au cours des premières nuits puisqu’il faudra rassurer, réconforter bébé. Ça ne fera pas son affaire, c’est certain et il vous le fera savoir. Certains peuvent réveillés jusqu’à 2 heures consécutives dans les 3 premières heures.

 

Le support est d’or

Je vous conseille donc de faire équipe avec votre conjoint afin de vous relayer si telle est le cas. Si vous êtes seule, assurez-vous d’avoir quelqu’un de confiance dans votre réseau pour vous supporter dans la démarche. Parfois, en tant que parent, on peut se mettre à douter de nos capacités lorsqu’on est confrontés à notre enfant qui pleure sans arrêt. Ne vous en faites pas, si vous êtes présent et que vous restez bienveillant envers lui, tout ira bien.

 

Quand amorcer la méthode

Comme toute nouvelle habitude, ça prend du temps. Assurez-vous donc de commencer lors d’une grosse fin de semaine ou pendant les vacances. Gardez un maximum de stabilité pour ne pas déstabiliser bébé. Regardez également si bébé est en dans une « bonne » période pour commencer le période. Ce que je veux dire ici, c’est qu’il ne doit pas être en train de faire des dents, d’apprendre à marcher, etc. Vous l’aurez compris, l’environnement externe doit être le plus stable possible afin de prévenir les régressions, une meilleure réception de bébé à la démarche et de meilleurs résultats.

Dans le prochain article, je parlerai de techniques de dissociation et je donnerai d’autres trucs pour y aller graduellement dans le sevrage nocturne.

 De votre côté, quelle est votre expérience  sur le sevrage?  Si vous désirez  être accompagnée, c´est via ce lien .

Les régression

Les régression

Bébé s’endormait relativement bien. Tu le déposais dans son lit et tu pouvais quitter la chambre… mais voilà que depuis quelques jours… C’est la crise 😱 ! 

Il lutte contre le sommeil. Tu le déposes et tout de suite c’est les larmes. Tu ne reconnais plus ton bébé. Que se passe-t-il? 

Ton merveilleux bébé vit probablement une période de régression qui s’explique parce qu’il est dans une phase de changement. Tu peux ressentir les turbulences de cette régression jusqu’à 5 semaines, mais ne t’inquiète pas… il y a quelques trucs. 

Mais pour commencer..souviens-toi que régression est synonyme de changement.

Celui-ci peut être physique (vaccin, maladie, etc), développemental (à des âges relativement précis et liés à des phases de développement de l’enfant comme les apprentissages, la croissance ou autre) externe (déménagement, changement de garderie, etc.). (Désolée, oui, il y a plusieurs régressions possibles 😬)

Vers 3-4 mois, un mélange de poussée de croissance mélangée à « regarde maman, je suis capable de me tourner seul maintenant ». Pour la poussée de croissance, se rappeler des chiffres : 3-6-9, donc 3 semaines, 3 mois et ainsi de suite. 

 

 6 mois, bébé commence à s’asseoir seul, manipuler les objets. Si tu fais la DME (diversification menée par l’enfant ou alimentation autonome) , tu pourras observer le phénomène de manipulation puissance 1 million 😅. S’il ne peut pas te toucher, oublie ça, c’est la crise. Il en a besoin pour se réconforter. 

9 mois, il peut commencer à se mouvoir seul à quatre pattes, mais en plus, il vit l’angoisse de séparation. 

L’angoisse de séparation s’explique facilement par le concept de permanence de l’objet. Quand quelque chose disparaît du champ de vision du bébé ça n’existe tout simplement plus. Donc imagine si toi la maman tu disparais. Panique à bord! 😱 La permanence de l’objet s’installe en principe vers l’âge de 18 mois. 

 

12 mois, bébé est de plus en plus indépendant. Il arrive maintenant à marcher seul et voilà. Une autre régression. Maintenant il peut se lever de son lit et montrer qu’il existe. 

 

 18 mois- 24 mois C’est un approximatif. À cet âge, on pense à la transition dans un lit de grand mais aussi au fameux terrible two. À la phase d’affirmation de soi. 

 

À travers tout ça, tu peux avoir 1001 raisons pour expliquer une régression: un vaccin, un changement de garderie, l’arrivée d’un nouveau bébé dans la famille, etc. Bref tout ce qui est synonyme de changement crée des turbulences au niveau du sommeil chez ton bébé et même ton enfant. Tu peux aller voir pourquoi la stabilité aussi importante dans cet article. 

Quoi faire si on prévoit un changement? 

Si le changement est externe, tente de préparer ton enfant le plus possible à l’avance. Fais le changement de façon le plus graduel possible. Par exemple, s’il commence la garderie, fais le chemin aller-retour avec lui, débarque de l’auto pour aller explorer les alentours avec lui, etc. 

Pour ce qui est des autres types de changement, suis son rythme. Accompagne-le et suspend toute forme d’entraînement d’endormissement au dodo tant que tu observes certaines turbulences chez ton enfant. 

Pour les enfants plus âgés, tu peux tenter une approche plus créative. Par exemple, tu peux fabriquer avec une poudre magique pour faire de beaux rêves en cas de terreurs nocturne, lui  suggérer un toutou, etc. 

Sur ce, courage. La régression ne fait que passer. ♥️

Tu as besoin d’un coup de pouce pour aider ton enfant à dormir seul découvre mon service d’aide au sommeil. 

 

Aider bébé à dormir seul

Aider bébé à dormir seul

Celui qui a inventé l’expression « Dormir comme un bébé » n’a clairement jamais eu de d’enfant. Un bébé doit apprendre à faire ses nuits, à s’endormir seul. On peut tout de même l’aider avec différentes techniques et méthodes. On peut également faciliter l’endormissement en mettant en place des routines, des rituels, etc. 

 

Les routines et rituels pour endormir bébé

 

Les routines

Quelle est ta routine dodo? À quelle heure commence-t-elle? Est-elle synchronisée avec les premiers signes d’endormissement de ton bébé? 

La routine donne le signal à ton bébé que bientôt, il fera dodo. Tu peux avoir une routine le soir pour la nuit et une autre pour la ou les siestes. 

Un exemple de routine pour la sieste: 

  • Lecture d’un livre ou 2 avec papa ou maman 
  • Petite musique douce 
  • Boire avant dodo 
  • Dodo 

 

Un exemple de routine de dodo: 

  • Bain 
  • Petit massage 
  • Lecture d’un livre 
  • Boire avant dodo 
  • Dodo 

Il n’y a pas de temps requis à l’exécution de chaque activité. Il faut seulement veiller à respecter les signes d’endormissement de son enfant. On peut aussi se référer aux temps d’éveil moyen selon son âge.

Pour les enfants qui ne font plus de sieste, il est bien de consacrer environ ½ heure aux activités tranquilles avant la routine du dodo pour éviter que celle-ci se fasse dans l’excitation d’un petit monstre trop fatigué. 

 

Le temps d’écran avant le dodo 

La luminosité de l’écran excite l’œil. Il est recommandé selon plusieurs études d’éteindre les écrans 1 à 2 heures avant d’aller au lit pour favoriser une nuit de sommeil optimale. Cette recommandation est valide pour tout le monde et à plus forte raison chez les plus petits. Ceux-ci étant beaucoup plus sensibles aux effets des écrans que nous. 

 

Les pleurs 

Il y a une chose à mettre au clair d’entrée de jeu. Si tu manques de patience et que tu penses blesser ton enfant parce qu’il pleure, vaut mieux le laisser pleurer et aller reprendre tes esprits. 

Ceci dit, une fois que tu es disposé à t’occuper de lui,  vas-y. Un bébé pleure parce que c’est son moyen d’expression. Il y a aussi augmentation des pleurs lors des pics de croissance (3-6-9, insérer le lien de l’article sur les régressions). 

Un bébé peut également pleurer parce qu’il est trop fatigué. Il est donc important de connaître les signes du sommeil et les temps d’éveil approximatif en fonction de l’âge. 

Voici maintenant le moment tant attendu.. les techniques/approches pour aider son bébé à s’endormir seul :). Il y en a quelques unes qui ne sont pas nommées. Je te laisse deviner lesquelles. 

 

Les méthodes d’endormissement signées Bedaine Urbaine 

La méthode alternative 

Elle consiste à déposer bébé dans son lit et à rester près de lui. Tu interagis avec lui en tentant le plus possible de le laisser dans son lit. Donc tu peux le flatter, lui parler, lui chanter des chansons, etc. 

 

L’approche sans pleurs 

Cousin très gentil du 5-10-15. On dépose bébé dans son lit et on quitte. S’il pleure, on le rassure et on le remet dans son lit par la suite. 

 

La méthode autonome

Surtout utilisé pour les enfants plus âgés,il s’agit d’expliquer à l’enfant qu’il est assez grand pour dormir seul et quitter la pièce.

 Tu peux utiliser l’approche du Top Top Book – Les miracles du sommeil 0 à 18 mois ou TopTop Book 2-5 ans  pour t’aider.

 

Les autres méthodes pour endormir bébé

Méthode de la chaise 

Un classique! On s’assoit sur  une chaise dans la chambre de l’enfant et on la recule tranquillement vers la sortie de la chambre. 

 

La méthode progressive 

Une méthode signée Elizabeth Pantley , la technique consiste à endormir dans nos bras et le déposer dans son lit une fois qu’il est endormi mais dans une phase de sommeil dite plus légère. Au fur à mesure que le temps avance, on dépose bébé dans son lit de plus en plus « éveillé ». Cette technique demande beaucoup d’ajustement et d’observation puisque si l’enfant pleure, on recommence… 

 

La méthode du dépanneur/ chrono-dodo 

Ma préférée. En fait, je la trouve surtout très drôle. L’idée c’est de s’asseoir à côté de son enfant et de trouver plein d’excuses pour quitter la chambre. 

  • oups j’ai oublié ma bouteille d’eau 
  • Oups, j’ai envie de pipi 

En fait, le genre d’excuse que lui prend pour quitter sa chambre, tu les prends et tu lui dis. 😂 À la 1ère excuse, tu pars 5 minutes, à la 2e, tu quittes 10 minutes et ainsi de suite jusqu’à ce que lui s’endorme. 

 

C’est celle que j’utilise le plus ici, malgré moi en fait parce que disons qu’à 4 enfants à endormir, la méthode se fait toute seule 😂. 

Et toi, y a-t-il une technique que tu aimes plus qu’une autre ? Laquelle essaieras-tu?

Le 4e trimestre

Le 4e trimestre

C’est une période souvent négligée parce qu’on en parle peu. C’est pourtant une période du développement critique. Je parle du 4e trimestre. 

 

Jusqu’à l’âge de 3 mois, le bébé va être en symbiose avec sa mère. Il apprendra ainsi à s’adapter à sa nouvelle réalité. 

 

Le bébé n’a aucun repère. Il ne différencie pas le jour et la nuit. Il ne comprend pas les sensations qu’il peut ressentir. Tout est inconnu, nouveau. 

Mais tu peux tout de même commencer à préparer certaines bases pour aider ton bébé dans ses apprentissages au sommeil. 

Distinction jour/nuit 

Quand il fait jour, montre à bébé qu’il y a de la vie à la maison. Ne t’empêche pas de faire tes activités. Le portage est un super outil pour t’aider à tout concilier. Lorsque la nuit tombe, essaie de tomber en mode « calme », baisse la luminosité chez toi, essaie de moins interagir avec ton bébé. Moins interagir ne veut pas dire de ne pas s’en occuper du tout, au contraire. Ce n’est seulement pas le moment idéal de s’extasier devant ses belles petites mimiques. Colle-le, nourris-le, change sa couche, le tout en silence 🤫. 

 

Les routines 

Elles sont essentielles! Autant de jour que de nuit. J’en ai déjà parlé ici, mais le bébé, tout comme l’enfant a besoin de routine pour se sentir en sécurité… pour savoir ce qui s’en vient. C’est-à-dire qu’en établissant une routine, le bébé saura quand l’heure du dodo arrivera.Sur le long terme, les routines sont essentielles pour aider le bébé à construire sa pensée. 

Le rythme biologique 

Le quoi? Le rythme biologique c’est ce qui fait qu’on se lève et qu’on se couche relativement toujours à la même heure Lorsque le bébé naît, il n’a pas vraiment de cycle. Il dort quand il en a besoin. Point. Il a des périodes d’éveil qui peuvent aller jusqu’à 90 minutes et celles-ci s’étirent avec le temps. 

 

L’alimentation

Un des mythes populaires que j’ai souvent entendu c’est que le lait maternisé bourre plus que le lait maternel. C’est faux. En fait le lait maternisé est plus dur sur l’estomac. Le bébé ne va pas plus ou moins dormir selon le lait qu’il prend. De plus, un bébé peut avoir des besoins nutritionnels nocturnes jusqu’à 12 mois. Ceci étant dit, on peut mettre en place différents outils comme le cododo par exemple pour nous aider à avoir de meilleures nuits de sommeil. 

Le cododo 

Le cododo peut littéralement vous sauver la vie dans les premiers mois de vie. Bien sûr, veillez à avoir des conditions de sécurité  optimales pour le sommeil du bébé et du vôtre. Par exemple, ne mettez pas bébé entre les deux parents. Souvent un des deux parents dort un peu plus dur et pourrait écraser bébé pendant son sommeil. Tenter plutôt de mettre le bébé entre la mère et un mur. Si le cododo vous crée de l’anxiété parce que vous avez peur de blesser votre bébé , il se vend également des petits lits spécialement conçus pour le cododo. 

 

Le peau à peau 

Souvent négligé après la sortie de l’hôpital.. saviez-vous que le peau à peau était parfait pour aider à réguler plusieurs choses chez le bébé, la température corporelle, la respiration, le rythme cardiaque et le taux de sucre. Le peau à peau apaise la sensation de douleur (bonjour les coliques). Bref,il est essentiel dans les premiers mois de vie de bébé pour le réconforter et bien dormir. 

Les façons d’aider bébé à trouver un rythme de sommeil pendant le 4e trimestre sont nombreuses. Bien qu’on puisse difficilement espérer que bébé fasse ses nuits durant les 3 premiers mois de vie, plusieurs choses peuvent heureusement être mises en place pour faciliter l’apprentissage du sommeil par la suite. 

Est-ce qu’il y a un des trucs qui vous a interpellé plus qu’un autre? Comment avez-vous géré cette phase avec votre enfant?